jeudi 29 septembre 2016

Reste la lumière

Festival (gratuit)
Poésie en Ville 2016
du me 28 septembre au di 2 octobre
au Bains de Pâquis et autres endroits de la ville de Genève

Site officiel / Programme (PDF)

Ce soir :
Reste la lumière 
21h00 / Bains des Pâquis – Scène / Poèmes en musique

Angélique Ionatos trio (GR)
Spectacle d’ouverture du festival

Les grands poètes grecs lus et mis en musique par Angélique Ionatos, accompagnée par Katerina Fotinakis et Gaspar Klaus.


«"Et si l'arbre brûle reste la cendre et la lumière,
Dans le désert les cactus prennent racine.
Si les sources se sont taries il pleuvra à nouveau
le jeune fils reviendra
à la maison abandonnée.
Sous la neige épaisse les graines veillent
A la frontière de la cour le vent mauvais s'épuise.
Et si nous sommes restés nus et entourés de loups
notre décision de nous battre reste intacte.".»
Dimitri Mortayas

Guitariste et chanteuse grecque hors pair, Angélique Ionatos témoigne de son temps, avec passion, elle s’interroge sur l’avenir de la Grèce à travers son dernier album « Reste la lumière » paru l’automne dernier chez Ici, D’Ailleurs, une de ses œuvres les plus abouties, un cri intense et magnifique.



Angélique Ionatos - Optimisme (Et si l'arbre brûle) / Αισιοδοξία (Κι άν τό δέντρο καίγεται)
Extrait de : Reste la lumière (2015)
Commande sur Amazon : Reste la Lumiere

Pour en savoir plus : Angelique Ionatos


De la philosophie des anagrammes



La Conversation scientifique par Etienne Klein
De la philosophie des anagrammes
avec
Raphaël Enthoven, philosophe, homme de radio, et Jacques Perry-Salkow
Auteurs de : Anagrammes pour lire dans les pensées, Ed, Actes Sud, 2016.
Commande sur Amazon : Anagrammes pour lire dans les pensées

Les anagrammes surgissent lorsqu’on mélange les lettres d’un mot ou d’une expression, en vue de former un nouveau mot, une nouvelle expression.

C’est ainsi que Marie est l’anagramme bien connue d’aimer et que La Conversation scientifique est l’anagramme moins connue de Ce qu’on sait à côté, vers l’infini.

Loin de secréter quelque sens caché du monde, les anagrammes consistent d’abord et avant tout à jouer avec la matrice orthographique des mots. Cette saine occupation ne donne pas toujours de bons résultats, mais il arrive qu’elle produise des pépites si fascinantes qu’elles nous rendent kabbalistes à l’insu de notre plein gré.

Mais elle n’est pas qu’un jeu. Il y a eu, dans le passé, un usage très sérieux des anagrammes. Par exemple, pour communiquer ses découvertes les plus nouvelles et les moins sûres, Galilée se servait d’anagrammes qu’il envoyait à d’autres astronomes, qui étaient aussi ses concurrents. Ce procédé lui permettait de s’assurer de la priorité de ses observations tout en lui donnant le temps de les vérifier et de les affiner…

Mais quels liens les anagrammes ont-elles – ou n’ont-elles pas – avec la philosophie ?
Source : FC

Les colons (la prophétie, la rédemption)


Les colons (1/2)
De Shimon Dotan (Canada, 2014)
La prophétie

Une exploration en profondeur de l'histoire des communautés de colons, qui exercent une influence déterminante et controversée sur le futur d'Israël. Premier volet : la prophétie. En 1967, la victoire d'Israël lors de la guerre des Six Jours et sa mainmise sur Jérusalem-Est et la Cisjordanie offrent de nouvelles perspectives à ceux qui rêvent de retrouver la "Judée-Samarie" biblique.

1. La prophétie

Plus de quatre mille en 1977 en Cisjordanie, près de quatre cent mille aujourd'hui : les colons sont devenus incontournables, autant par leur implantation territoriale croissante que par leur impact idéologique et politique sur la société israélienne. En 1967, la victoire d'Israël lors de la guerre des Six Jours et sa mainmise sur Jérusalem-Est et la Cisjordanie offrent de nouvelles perspectives à ceux qui rêvent de retrouver la "Judée-Samarie" biblique. Certains, comme Hanan Porat (inspirateur des colonies), rétablissent le kibboutzim de leurs parents, évacués lors de la guerre d'indépendance de 1948; d'autres, comme les disciples du grand rabbin Kook, voient dans le succès militaire un signe de Dieu appelant à une mission divine. Malgré les réticences du pouvoir en place, Naplouse, Hébron et Jéricho deviennent des villes à investir pour ceux qui se définissent comme des néopionniers. Sous l'impulsion du mouvement populiste Gush Emunim, le gouvernement comprendra vite son intérêt à inplanter des colonies militarisées au sein même des territoires palestiniens...

Motivations radicales

En 2016, la colonisation a pris des proportions si vertigineuses qu'elle conditionne littéralement la politique et l'identité d'Israël. Mais les films consacrés par le passé à ces implantations condamnées par les conventions de Genève se sont souvent focalisés sur leurs répercussions, plus rarement sur les forces idéologiques et historiques qui les ont impulsées. Après avoir interrogé les prisonniers palestiniens en 2006 (dans le très remarqué Le temps des prisonniers, déjà diffusé par ARTE), le réalisateur israélien Shimon Dotan analyse à nouveau l'impact d'une "communauté" sur la société qui l'a produite. Bénéficiant d'un accès sans précédent auprès des hommes politiques, des militants de la gauche et de l'extrême droite israéliennes, des premiers colons de l'après-1967 et des nouvelles générations, son documentaire explore en profondeur les motivations de chacun : radicaux, idéalistes, fanatiques messianiques, vrais croyants et opportunistes, tous vivant sur les lignes de faille d'un conflit ancestral. Un tour d'horizon imparable pour mieux comprendre les rouages d'un processus inquiétant.
Source : Arte

lundi 26 septembre 2016

Poésie à Cara / Dialogue en mortalité

Deux nouveaux cycles de rencontres dans la campagne genevoise. (Entrée libre, chapeau pour les frais des intervenants).




Poésie à Cara
Soirées poétiques organisées dans le salon de Liliane de Toledo par Patrice et Erica Mugny avec le soutien de la Mairie de Presinge.
La première soirée poétique se tiendra le 20 octobre à 20h. Après une petite introduction musicale, nous aurons le plaisir d'écouter la poétesse Sylviane Dupuis, une voisine de Puplinge. Une verrée clôturera l’événement. S’inscrire à l’adresse blogeuse suivante : www.poesieacara.ch

Le Minotaure intérieur

L'homme incliné
sur son abîme
que sait-il
que sait-il
du péril qui grandit
dans la cage de ses os

au milieu de sa peur
pulsation d'un secret
qui parle.

Sylviane Dupuis, extrait de Géométrie de l'illimité (2000)
Commande sur Amazon : Géométrie de l'illimité

Pour la seconde, le 17 novembre, le comédien Matteo Zimmermann, s'accompagnant de son accordéon diatonique, lira des poèmes de Patrice Mugny et de Claude Tabarini; ce dernier ponctuera la lecture d'interventions percussionnistes.  
Source (et suite) du texte : Poésie à Cara


Dialogues en mortalité
Quelques habitants de Presinge, se sachant mortels et curieux d’en savoir plus sur cet avenir inéluctable, ont décidé d’organiser plusieurs soirées-échange intitulées «dialogues en mortalité».
La proposition qui sous-tend ces rencontres est d’aborder cette étape de la vie selon différentes portes d’entrée. Lors de chaque soirée un ou une intervenant(e) donnera sur le sujet un éclairage particulier issu de son vécu pour inviter les participants à approfondir l’exploration en partageant leurs propres expériences.
Les lieux n’étant pas extensibles, il importe de s’inscrire à l’adresse blogueuse suivante : www.dialoguesenmortalite.ch
Les participants seront acceptés dans l’ordre d’inscription. Accès aux formulaires d’inscription.

Les premiers invités dans cet agenda de la vie sont : Lydia Müller, 13 octobre, Matthieu Megevand, 10 novembre, Anne-Marie Struijk, 8 décembre, et Philippe Roch, 12 janvier 2017.
Source (et suite) du texte : Dialogues en mortalité



Respirer, est-ce encore bien vivre ?



De cause à effets, le magazine de l'environnement  par Aurélie Luneau
Respirer, est-ce encore bien vivre ? (le 25 septembre 2016)
avec :
Gérard Borvon
Robert Barouki : toxicologue
Maria Neira : directeur du Département Santé publique et environnement à l'Organisation Mondiale de la Santé, à Genève (Suisse)
Guilhem Lesaffre : naturaliste

A l'occasion de la deuxième édition de la "Journée sans voiture" dans Paris, et alors qu'une étude menée par Santé Publique France qui estime que les particules fines sont à l’origine de 48000 décès prématurés par an dans l’Hexagone, nous ouvrons le dossier de la pollution atmosphérique.
Source (et suite) du texte : FC

Voir aussi la page : Nos enfants nous accuserons

* * *
MAJ
L’air, ce tueur de masses, dixit l’OMS
Pascaline Minet, le 27 septembre 2016 - Le Temps

La pollution de l’air est à l’origine de 3 millions de morts par année, d’après un nouveau rapport de l’Organisation mondiale de la santé. Plus d’actions sont nécessaires contre ce fléau
   
Seule une personne sur dix dans le monde vit dans une région où l’air peut être considéré comme pur. Largement répandue, la pollution de l’air extérieur serait responsable de plusieurs millions de morts chaque année. Telles sont les effarantes conclusions du nouveau rapport de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) sur la pollution de l’air et son impact sur la santé, rendu public mardi 27 septembre. «Il est urgent d’encourager les Etats à prendre des mesures contre cette pollution, qui constitue une menace majeure pour la santé publique au niveau mondial», estime Maria Nera, directrice du Département Santé publique, déterminants sociaux et environnementaux de la santé à l’OMS.

Le “syndrome d’hubris”, ou l’ivresse du pouvoir



Le “syndrome d’hubris”, ou l’ivresse du pouvoir (RTS, Tout un monde, le 26 août 2016)

Selon un psychiatre et politicien britannique, le “syndrome d’hubris” frapperait les hommes de pouvoir et se caractériserait entre autres par la perte du sens des réalités, l’intolérance à la contradiction ou une attention obsessionnelle à l’apparence. Interview de Sebastian Dieguez, chercheur en neurosciences à l’Université de Fribourg et auteur d’un article consacré au syndrome d’hubris dans le magazine “Cerveau & Psycho”.
Source : RTS

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Hollande, un prix et l’indignité
Par Jacques Sapir, le 21 septembre 2016 - RussEurope


Le Président François Hollande est allé chercher le 19 septembre 2016 un prix décerné par une fondation américaine. Ainsi, huit ans après Nicolas Sarkozy, François Hollande a été désigné « homme d’État de l’année » par la fondation The appeal of conscience  et a reçu sa distinction ce lundi à New York des mains de l’ancien Prix Nobel Henry Kissinger et du rabbin Arthur Schneier[1]. Il est humain de céder aux honneurs. Après tout Nicolas Sarkozy avait reçu ce prix avant lui, ce qui n’est pas nécessairement une référence. Mais il est sage de chercher à en savoir un peu plus sur qui vous honore.

Une indignité

Cette fondation a été créée en 1965 par le rabbin Arthur Schneier pour défendre la liberté religieuse et les droits de l’homme à travers le monde[2]. Rassemblant le monde des affaires et des responsables religieux, elle cherche à promouvoir les dirigeants qui ont promu la paix, la tolérance, et qui ont œuvré pour la résolution des conflits. Jusque là, il n’y a rien à dire. Mais, la première chose qui dérange est le précédant récipiendaire de la distinction « d’homme de l’année ». Ce n’était autre que le Président du Mexique, M. Enrique Peña Nieto. Qui ne s’est pas spécialement distingué dans la paix, la tolérance, et la résolution des conflits.

Et puis, la présence à la cérémonie d’Henry Kissinger, suscite plus qu’un trouble. Rappelons, pour les jeunes générations, qu’Henry Kissinger, alors ministre des affaires étrangères (Secrétaire d’Etat) de Richard Nixon, a été l’homme qui a suscité le coup d’Etat de 1973 au Chili et la prise de pouvoir des généraux argentins en mars 1976, qui s’est accompagnée de ce que l’on appelle la « sale guerre ». Ces coups d’Etat ont fait des centaines de milliers de victimes et encore aujourd’hui le souvenir des « disparus », torturés et assassinés par ces dirigeants militaires hante la mémoire du Chili et de l’Argentine. Lors de son récent voyage à Buenos-Aires le président Barack Obama a été accueilli par des manifestants qui demandaient aux Etats-Unis des explications pour leur implication dans ce qui reste comme l’un des chapitres les plus sombre de l’Argentine. Jon Lee Anderson, dans le NewYorker pose la bonne question : Henry Kissinger a-t-il une conscience[3] ? Et la réponse, bien évidemment, est non.

Henry Kissinger avait apporté son soutien à ces généraux, tout comme il avait soutenu les généraux chiliens. A sa demande, le Congrès des Etats-Unis avait voté des budgets incluant une aide militaire importante pour les généraux argentins. Les mains d’Henry Kissinger sont tachées du sang des argentins et des chiliens, mais aussi de bien d’autres, car durant les années où il a exercé les fonctions de ministre des affaires étrangères des Etats-Unis, il n’a eu de cesse de promouvoir la plus brutale et la plus sanguinaire des politiques.

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