lundi 23 janvier 2017

Hildegarde, une femme de science

MAJ de la page : Hildegarde von Bingen



Conférence de Laurence Moulinier, professeur d’histoire médiévale (université Lyon 2, 4 septembre 2009)
Auteure de : Le manuscrit perdu à Strasbourg. Enquête sur l'oeuvre scientifique de Hildegarde, publication de la Sorbonne, 1995

Connue de longue date pour ses visions, l'abbesse allemande Hildegarde de Bingen (1098-1179) a conquis ces dernières années un public de plus en plus large grâce à deux autres de ses dons. Cette bénédictine géniale, dont la longue vie fut particulièrement active, s'essaya en effet avec autant de succès à la musique et à la médecine, domaines dans lesquels peu de femmes ont laissé leur nom. Ses chants liturgiques (dont elle composa elle-même le texte et la musique) ont été conservés dans des manuscrits contemporains de leur auteur, et sont abondamment joués et enregistrés. Sa science naturelle en revanche, si elle séduit un nombre toujours croissant d'adeptes en quête d'alternatives à la médecine traditionnelle, ne présente pas les mêmes garanties de fiabilité : les préceptes médicaux de Hildegarde, que le public redécouvre aujourd'hui avec enthousiasme, nous ont été transmis par des manuscrits tardifs, et donc susceptibles d'avoir subi bon nombre de modifications. Les écrits scientifiques qu'elle conçut et rédigea se confondent-ils réellement avec ceux qui nous sont parvenus ? L'édition qu'on en donna à la Renaissance à Strasbourg fut-elle établie d'après un manuscrit aujourd'hui disparu, ou est-elle une belle infidèle ? Et si l'étonnant savoir naturaliste de Hildegarde est bien le sien, d'où cette moniale prétendûment inculte tenait-elle ces connaissances ? Autant de questions que l'auteur a tenté de résoudre en prenant ces traités médicaux en filature à travers les siècles : les résultats de l'enquête forment le récit des aventures et des avatars d'un oiseau rare, une œuvre scientifique composée par une femme hors du commun dans l'Occident du XIIe siècle.
Quatrième de couverture
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"Pour détruire les racines du racisme il faut renverser tout le système capitaliste"

Angela Yvonne Davis, née le 26 janvier 1944 à Birmingham en Alabama, est une militante des droits de l'homme, professeur de philosophie et militante communiste de nationalité américaine.
Militante du mouvement des droits civiques aux États-Unis, membre des Black Panthers, elle fut poursuivie par la justice à la suite de la tentative d’évasion de trois prisonniers, qui se solda par la mort d’un juge californien en août 1970. Emprisonnée vingt-deux mois à New York, puis en Californie, elle fut finalement acquittée et poursuivit une carrière universitaire qui la mena au poste de directrice du département d’études féministes de l’université de Californie.
Source (et suite) du texte : wikipedia




Angela Davis (1972)




Les Nuits de France Culture par Philippe Garbit (22 janvier 2017)
Angela Davis "Pour détruire les racines du racisme il faut renverser tout le système capitaliste" (1975)

Entretien avec Angela Davis dans le cadre des "Après-midi de France Culture". En mai 1975, Jean Montalbetti recevait Angela Davis, de passage à Paris. Elle avait été emprisonnée quelques années plus tôt, puis acquittée suite notamment à d'immenses manifestations de soutien en sa faveur. La militante féministe et communiste pour les droits civiques des Noirs et des autres minorités opprimées en Amérique (les Indiens, les Hispaniques) revenait sur ses combats et leur actualité. Elle évoquait (dans un français parfait) le mouvement pour libérer les Noirs opprimés et d'autres minorités, un mouvement parfois plus défensif que combatif en raison des attaques répétées du gouvernement américain. A propos de son communisme elle expliquait :

Je crois que de plus en plus les Noirs voient le racisme et toute l’oppression dirigée contre les Noirs comme une partie d’un système plus grand, comme une partie du capitalisme et alors il est nécessaire pour détruite les racines du racisme de renverser tout le système. Il y a beaucoup de Noirs qui, maintenant, se considèrent comme marxistes.
Source : FC




"Je travaille, donc je suis", conférence inaugurale de, et débats avec, Angela Davis (Sorbonne, 1 mars 2016) - Playlist


Angela Davis: « On ne peut pas effacer l’Histoire comme une page Web »
Le 23 Jan 2017 - Investig'action

Parce qu’à Washington, ce week-end, il n’y avait pas que Madonna pour regretter la défaite du Bien lors des dernières élections ; parce qu’il ne faut pas laisser la politique identitaire de Clinton et de la fausse gauche corrompre les luttes justes et nécessaires ; parce que le combat pour la justice sociale passe aussi par la résistance au racisme, à la misogynie et au réchauffement climatique, nous reproduisons en intégralité le discours d’Angela Davis prononcé lors de la Marche des Femmes samedi à Washington.  (IGA)

Pourquoi aucune enquête officielle (That is the question) ?

MAJ de la page : #Pizzagate

Enfin une présentation objective des faits sur une chaîne grand publique (CBS Atlanta) et posant La bonne question. (Sauf que la vidéo a été supprimée du site de CBS, elle est encore présente sur la chaîne YouTube du journaliste qui a fait l'objet des inévitables accusations de complotisme par de zélés confrères. Sur le suivisme de la presse américaine voir le documentaire Arte : Tous les gouvernements mentent).




L'affaire  #Pizzagate est-elle un "Fake News" (une fausse nouvelle) ou n'a-t-elle pas même fait l'objet d'une enquête officielle ? (CBS, Reality Check with Ben Swann, 18 janvier 2017)

(...) Pour clarifier, ceci ne fait que survoler toutes les bizarreries de cette affaire (...) Mais c'est vraiment troublant. Encore une fois, il n'y a aucune preuve qu'un réseau de pédocriminels opère à partir d'une pizzeria de Washington. Les enquêteurs ont prouvé que ce n'était que de la fumée et pas de feu, correct ? En fait non. C'est cela que vous devez savoir. En dépit de toutes les infos disponibles, aucune enquête publique n'a été lancée sur aucun aspect de l'affaire. Ni par la police, ni par le FBI. Par personne. Ceci est la vraie question, elle n'est pas destinée à Podesta ou aux différents patrons des pizzerias concernées mais aux forces de l'ordre. En fonction de ce qui est réel ou ne l'est pas, la question est : Pourquoi aucune enquête n'a-t-elle été commissionnée ? 



  
       

dimanche 22 janvier 2017

Les philosophes par eux-mêmes






Les Chemins de la philosophie par Adèle Van Reeth
Les philosophes par eux-mêmes (16-19 janvier 2017)
(1/4) : Les Mots de Jean-Paul Sartre
avec Philippe Cabestan : professeur en Classes Préparatoires au Lycée Janson de Sailly à Paris et président de l'Ecole Française d'analyse existentielle ou Daseinsanalyse
2/4 Autobiographie de Bertrand Russell
avec Anne Françoise Schmid

«Trois passions simples mais irrésistibles, a écrit Bertrand Russell, ont commandé ma vie: le besoin d'aimer, la soif de connaître, le sentiment presque intolérable des souffrances du genre humain ces passions comme de grands vents m'ont poussé à la dérive, de-ci, de-là, sur un océan d'inquiétude, où je me suis parfois trouvé aux bords mêmes du désespoir.»
C'était bien donner le ton de cette Autobiographie exceptionnelle en tous points. Elle nous permet de retrouver un personnage hors normes à la vie riche en événements de toutes sortes, dont les deux guerres mondiales qui ont ensanglanté et endeuillé le XXe siècle ne furent évidemment par les moindres. Tant il est vrai que sa vie durant, cumulant conquêtes intellectuelles et combats politiques, Bertrand Russell sut conjuguer comme personne la réflexion du logicien, ami de Wittgenstein et de Whitehead ou Moore, avec une action dans le siècle qui lui fit notamment connaître la prison en 1918 et une révocation de l'université à New York pour immoralité!
Plus d'un personnage célèbre a croisé notre héros tels Bernard Shaw, Joseph Conrad, D.H. Lawrence, Katherine Mansfield ou J.M. Keynes que l'on retrouvera au fil de ces pages. Traversée du XXe siècle à hautes altitudes, cet autoportrait d'un géant de l'époque est une lecture nécessaire pour les citoyens du XXIe siècle.
Bertrand Russell, Autobiographie (1872-1967), Ed. Belles-Lettres, 2012
Quatrième de couverture
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3/4 Montaigne : "C'est moi que je peins"
avec Alain Legros : chercheur associé au Centre d'Etudes Supérieures de la Renaissance, à l’Université François Rabelais de Tours
4/4 La Nacre et le rocher : une autobiographie de Robert Misrahi
avec Robert Misrahi : Professeur émérite de philosophie éthique à l'Université Paris 1-Panthéon Sorbonne

Tous les gouvernements mentent



Fred Peabody, Tous les gouvernements mentent (Canada, 2016)

En hommage à "Izzy" Stone, légendaire franc-tireur du journalisme, ses héritiers américains dressent un état des lieux accablant, et passionnant, des médias de masse aujourd’hui.

Isador Feinstein Stone, alias "I. F." ou "Izzy" Stone (1907-1989) est l’une des figures les plus glorieuses du journalisme américain : farouchement indépendant et engagé à gauche, il a battu en brèche durant des décennies la propagande gouvernementale, dénonçant les abus du maccarthysme comme la ségrégation raciale, la guerre du Vietnam comme la collusion entre l’industrie et le pouvoir. Au nom de sa devise, "Tous les gouvernements mentent", il défend âprement la liberté et la démocratie promises par la Constitution dans un bulletin hebdomadaire austère et dépourvu de toute publicité. Placé sous son autorité tutélaire, ce documentaire part à la rencontre de ses héritiers dans l’Amérique d’aujourd’hui – engagée au moment du tournage dans une campagne qui n’avait pas encore été couronnée par la victoire de Trump, mais avait déjà vu éliminé le candidat à l’investiture démocrate Bernie Sanders.

La "crème de la crème"

Ils forment la "crème de la crème" du journalisme indépendant de gauche américain et s’appellent Amy Goodman (Democracy now!), Jeremy Scahill et Glenn Greenwald (créateurs du site d’investigation The intercept, dans la foulée des révélations d’Edward Snowden sur la NSA, qu’ils ont contribué à rendre publiques), Matt Taibbi (chroniqueur politique pour Rolling Stone), David Corn (Mother Jones), Cenk Uygur (créateur de l’émission The young Turks)... On suit aussi John Carlos Frey dans l'enquête patiente qu'il mène au Texas, grâce au soutien financier d'une fondation, sur des charniers, vraisemblablement de migrants assassinés, dont les autorités se désintéressent totalement. Tous ont pour armes un métier qu’ils revendiquent avant tout comme un artisanat et un engagement, et la formidable puissance d’Internet, qui leur a permis de s’adresser directement au public sans dépendre de la publicité. Le réalisateur Michael Moore, le philosophe Noam Chomsky, mais aussi Carl Bernstein, célèbre pour avoir révélé, avec Bob Woodward, le scandale du Watergate qui fit tomber Nixon, joignent leurs voix pour dresser un état des lieux à la fois accablant et passionnant du fonctionnement des grands médias aujourd’hui. Des networks télévisés comme ABC et NBC au vénérable New York times, la concentration croissante des titres, la course à l’audience et la confusion des intérêts publics et privés promeuvent une forme de propagande de masse – en particulier, depuis le 11-Septembre et l’invasion américaine de l’Irak, dans les domaines de la défense et de la sécurité. Une très convaincante enquête à charge qui, au-delà de la question américaine, invite à la réflexion tout citoyen soucieux d’être informé de l’état du monde.
Source : Arte

Trump ou de l'incertitude

Bernie Sanders aurait sans doute été le meilleur choix pour l'Amérique (et le monde), les démocrates en ont décidé autrement. Mauvaise nouvelle : Donald Trump est à la Maison blanche, bonne nouvelle : Hillary Clinton n'y est pas. Dans un premier temps la bonne nouvelle éclipse la mauvaise, l'exceptionnalisme américain en prend un coup et par là même le risque d'une guerre chaude avec la Russie s'éloigne.

  

Quatre choses à retenir du discours d'investiture de Donald Trump
Le 20 janv. 2017 - RT

A la tribune, le nouveau président américain Donald Trump a prononcé un discours d'une vingtaine de minutes. Au menu : protectionnisme, fin de l'interventionnisme à l'étranger, retour des emplois vers les Etats-Unis et lutte contre le terrorisme.

En finir avec l'interventionnisme à l'étranger et s'occuper des affaires de son propre pays

Devant une foule enthousiaste, Donald Trump, évoquant la politique étrangère de Washington, a souhaité souligner que désormais, les Etats-Unis ne pratiqueraient plus l'interventionnisme dans d'autres pays pour imposer leur mode de vie et qu'ils se focaliseront sur les problèmes à l'intérieur de leur propres frontières :

Nous rechercherons l'amitié avec tous les pays du monde. Nous ferons cela avec la compréhension que c'est le droit de chaque pays de placer ses intérêts d'abord. Nous n'imposerons pas notre mode de vie mais nous dirigerons plutôt par l'exemple. 

Source (et suite) du texte :  RT
Lire aussi : Vous voulez lire le discours de Donald Trump ? Le voici, en français, Radio Canada, le 20 janvier 2017
Donald Trump: Conférence de presse integrale du 11/01/17 en français

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Les projets économiques du Président Trump
Par Jacques Sapir, le 20 janvier 2017 - RussEurope

Ce vendredi 20 janvier, M. Donald Trump est donc entré en fonction comme 45ème Président des Etats-Unis. Il a prononcé un discours d’investiture qui était très attendu pour les différentes précisions qu’il devait apporter sur son programme. Au-delà des manifestations tant de joie que de colère que cette inauguration du nouveau Président a immanquablement provoquer, un certain nombre d’interrogations se pose. Dès avant son investiture, Donald Trump a commencé à dévoiler son programme économique. En choisissant d’inciter certaines entreprises, en particulier dans le secteur automobile, à revenir sur le territoire des Etats-Unis, il a donné une première image de ce que pourrait être sa présidence. Il a bien montré quels seront ses futurs adversaires, les grandes puissances mercantilistes comme la Chine ou l’Allemagne, mais aussi – dans une moindre mesure – le Mexique et le Canada.

La question des réductions fiscales

Il s’est engagé tant sur des réductions d’impôts que sur un programme de relance budgétaire. De ce point de vue, son programme économique apparaît peu différent de celui de Ronald Reagan quand il fut élu en 1980. Mais, la situation économique des Etats-Unis n’est plus celle des années 1980. Une extrapolation du « reaganisme » n’est donc pas possible. La structure fiscale des Etats-Unis est aujourd’hui extraordinairement inégalitaire. Les plus riches, ceux que l’on appelle les « 1% » de la population, concentrent aujourd’hui encore une grande partie des la richesse, qu’elle soit produite ou accumulée, et concentrent aussi une part décisive des exemptions fiscales. L’enjeu du programme de Donald Trump est donc clair. Si Donald Trump se décidait en faveur d’exemptions favorisant la classe moyenne, ce serait, pour le coup, une véritable révolution. Les différents projets sur lesquels il a communiqué, et en particulier la taxe sur le chiffre d’affaires produits aux Etats-Unis, dans un pays qui ne connaît pas la TVA, pourraient changer significativement la situation fiscale.

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