lundi 21 mai 2018

L'Offrande musicale

Anna Matykiewicz, Awakenings, 2018 - Saatchiart


MAJ de la page : J.S. Bach



Extrait de l'Offrande musicale (BWV 1979), Crab Canon ou Canon à cancrizans, I a2 (1747) de J.S. Bach



Idem, déroulé sur un ruban de Moebius.

Un canon à cancrizans est un arrangement de deux objets complémentaires et rétrogrades, similaire à un palindrome. Originellement, c'est un terme musical pour un type de canon dans lequel une ligne est renversée dans le temps par rapport à l'autre (ex. FABACEAE ⇔ EAECABAF). Un exemple se trouve dans L'Offrande musicale de Johann Sebastian Bach qui contient également un canon (Quaerendo invenietis) combinant régression et inversion, c'est-à-dire que la musique est retournée par un des interprètes.
Source (et suite) du texte : wikipedia




Au piano
Partition piano (main droite)Les deux mains / Tuto Jane

Pour deux violons : Youtube / ou xylophone : Youtube



Autres solutions (avec un décalage dans le temps)



Autre extrait de L'Offrande musicale, Ricercar a6 (avec une visualisation des notes)
  



J.S. Bach, L'Offrande musicale en entier (BWV 1079, 1747), int. Barthold Kuijken
Partition entière (PDF)




Le grand Caléidophone avec Pierre Charvet à propos de l'Offrande musicale de J.S. Bach (France Musique, 5 janvier 2014)
  

La musique, un pansement pour l’âme



LA GRANDE TABLE (2ÈME PARTIE)  par Olivia Gesbert
La musique, un pansement pour l’âme 18/05/2018
avec Isabelle Peretz, spécialiste mondiale en neuro-cognition de la musique, auteure de Apprendre la musique : Nouvelles des neurosciences, Ed, Odile Jacob, 2018.

Comment l’apprentissage de la musique agit-il sur notre cerveau ? Quels effets a-t-il sur la curiosité, l’attention et la mémorisation ? Quel impact sur la lecture ou le raisonnement mathématique ? Faut-il, pour apprendre et faire des progrès, qu’un enfant ait l’oreille musicale ? Et s’il chante faux ? Que penser par ailleurs des adultes qui décident de s’y mettre sur le tard ? Y a-t-il un âge pour apprendre la musique ?
Aujourd’hui, les enseignants et les responsables des systèmes scolaires s’interrogent, et interrogent les experts. Encore tout récemment, la Suisse misait sur une éducation musicale de qualité en l’inscrivant dans sa Constitution. Quels sont les fondements neuroscientifiques de cet intérêt pour l’éducation musicale ? Fruit de plus de trente ans de recherches neurobiologiques sur la musique en lien avec l’éducation, le livre qui nous dit tout sur la manière dont la musique transforme notre cerveau... pour notre plus grand bien !
Par l’une des plus grandes spécialistes, les neurosciences de la musique à la portée de tous, parents comme enseignants ! Isabelle Peretz est titulaire d’une chaire de recherche en neurocognition de la musique à l’Université de Montréal. Au cours des trois dernières décennies, elle a fait de Montréal la capitale mondiale de l’étude du cerveau musical. Membre de la Société royale du Canada, elle a obtenu de nombreux prix d’excellence pour ses travaux. Elle dirige depuis 2005 le Laboratoire international de recherche sur le cerveau, la musique et le son (BRAMS), qu’elle a également fondé.
Quatrième de couverture

Massacre colonial pour un «jour de gloire»



Ambassade US à Jérusalem : Richard Labevière et Richard Abitbol confrontent leur analyse (RT, 14 mai 2018)
Lire aussi : Nous sommes tous iraniens… par Richard Labévière, le 14 mai 2018, Proche et Moyen Orient

Egalement : Pourquoi tant de monde dénonce l’autoritarisme de Trump et de Poutine mais pas celui de Benjamin Netanyahou en Israël ? Par Mehdi Hasan, le 30 avril 2018, Les Crises / Palestine : d’un massacre à l’autre par Jacques-Marie Bourget, le 15 mai 2018, Afrique-AsieBain de sang à Gaza : quand l’Europe arrêtera-t-elle de financer l’industrie de l’armement israélienne ? par Antoine Besson, le 16 mai 2018 - Bastamag  /


Massacre colonial pour un «jour de gloire»
Par Bruno Guigue, le 15 mai 2018 - Mondialisation


52 morts et 2400 blessés dont 1200 par balles. C’est le dernier bilan de la sanglante journée du 14 mai 2018 dans la bande de Gaza. Mais pour Netanyahou, c’est un “jour glorieux”. Lors de la cérémonie d’inauguration de l’ambassade américaine à Jérusalem, il a remercié Donald Trump avec des trémolos dans la voix. “Quel jour glorieux ! Souvenez-vous toujours de ce moment, c’est un jour historique. C’est un grand jour pour Jérusalem et pour l’État d’Israël. Un jour qui restera dans nos mémoires pour des générations et des générations”. Cette journée restera dans les mémoires, en effet, mais pour ce qu’elle est vraiment : un nouveau massacre colonial.

Déversant un déluge de feu sur des manifestants palestiniens désarmés, l’appareil répressif israélien s’est surpassé dans l’horreur. Où sont ses laudateurs habituels, toujours prompts à répéter le laïus officiel sur cette vertueuse armée israélienne pénétrée d’impératifs moraux et soucieuse d’épargner les civils ? On ne les entend guère, ils rasent les murs. Quand les courageux pionniers de l’idéal sioniste se livrent à un pogrom en direct, ces imposteurs abonnés aux plateaux-télé ont la mine basse et le regard chafouin.

Mais peu importe. D’autres se mettent à l’ouvrage, bien décidés à maquiller la scène de crime. Hypocrites, les médias français prennent le relais, nous expliquant du bout des lèvres que “les tensions sont vives” et qu’il y a des “affrontements à la frontière”. Quel sens de l’euphémisme ! On se demande bien, d’ailleurs, de quelle frontière il s’agit, car Israël n’en a aucune. La bande de Gaza est un morceau libéré – et assiégé – de la Palestine historique. Lorsque ses habitants veulent se rendre dans une autre région de la Palestine, ils rentrent chez eux, tout simplement. Parler de frontière, c’est faire comme si l’occupation était légale, c’est joindre le mensonge à la justification du forfait colonial.

Cette journée du 14 mai est la plus meurtrière depuis la guerre de l’été 2014 contre Gaza. Mais une fois de plus, dès qu’il s’agit de nommer l’oppression subie par les Palestiniens, les mots sont démonétisés, vidés de leur substance, frappés par une censure invisible. On connaît la rengaine : “Israël a le droit de se défendre”, les colonies sont des “implantations », les résistants des “terroristes”, le mur de séparation “un mur de sécurité”, Israël une “démocratie”, les manifestants de Gaza des “provocateurs” et des “extrémistes”. Dans cette novlangue invasive, les expressions apparemment les plus anodines sont trompeuses.

lundi 7 mai 2018

Eric Baret à Genève

Entretien : mardi 8 mai 2018, 19h45
15 rue des Savoies Plainpalais
Maison des associations 



Eric Baret (Paris, Ass. Présence, 27 janvier 2017)
 

Le langage au service des puissants ?

MAJ de la page : Alain Deneault



La grande table par Olivia Gesbert
La censure de la haine avec Alain Deneault (France culture, 4 mai 2018)
Auteur notamment de La MédiocratieEd. Lux, 2016, Le Totalitarisme pervers, Ed. Rue Echequier, 2017, et Faire l'économie de la haine : Essais sur la censure, Ed. Ecosociété, 2018.

Point de haine de l’économie là où on nous fait aimer l’argent, à tout prix. Point de haine de l’économie, mais une économie de la haine. Le programme: faire l’économie de la haine. Haïr sans qu’il n’y paraisse. Ainsi s’investit-on dans l’asservissement à l’argent. Sous les données, sous les calculs et sous la spéculation : des crimes, du sang, du vol et des morts, mais assourdis par ce savoir économique et ses prérogatives légales. Car l’argent fait écran: faut-il délocaliser des usines, licencier du personnel, polluer des rivières, contourner le fisc, soutenir des dictatures ou armer des chefs de guerre pour que le prix d’une action monte en Bourse? Cette culture de l’argent nous autorise précisément à faire l’économie de ces questions, sur le mode de l’autocensure. Alain Deneault tire un à un les fils de cette censure diffuse, pour s’émanciper du filtre marchand qui codifie le social.
Auteur d’essais sur les multinationales, les paradis fiscaux et l’idéologie de la gouvernance, Alain Deneault est directeur de programme au Collège international de philosophie à Paris. Marqué par les poursuites judiciaires dont a fait l’objet son livre Noir Canada, il a écrit plusieurs textes sur la censure et l’autocensure. Les voici ici réunis.
Quatrième de couverture
Faire l'économie de la haine : Essais sur la censure, Ed. Ecosociété, 2018
Site officiel : Alain Deneault




Aude Lancelin reçoit Alain Deneault, philosophe québécois,  (Le Média, 30 avril 2018)




Alain Deneault, le langage au service des puissants ? (Thinkerview, 4 mai 2018)

Les cinq caractéristiques de l'extrême centre [ou néolibéralisme décomplexé de Trudeau ou de Macron] : 
1) Favoriser les multinationales
2) Favoriser les dividendes pour les actionnaires
3) Donner accès aux paradis fiscaux
4) Réduire les services publiques
5) Réduire les droits des travailleurs




Novlangue de bois et résistances (Fatagueule77, déc. 2017)




Alain Deneault fustige l’extrême centre de Macron (Arte, 28 minutes 25 avril 2018)




Entretien avec Alain Deneault (Montpetit,  21 février 2018)
auteur de Une escroquerie légalisée - Précis sur les "paradis fiscaux", Ed. Ecosociété, 2016

Lorsque les écoles se détériorent, qu’une clinique ferme, qu’un viaduc s’effondre, qu’un festival perd une subvention, c’est à cause des paradis fiscaux. Source d’inégalités croissantes et de pertes fiscales colossales, le recours aux paradis fiscaux par les grandes entreprises et les particuliers fortunés explique en grande partie les politiques d’austérité. « C’est légal ! », claironnent les fautifs. En cinq chapitres d’une redoutable efficacité, Alain Deneault soulève la question politique de cette escroquerie légalisée. Comment les définir, quelles sont les conséquences dramatiques de cette spoliation et comment contrer cette loi des puissants? Il est urgent de mettre fin à ce mécanisme insensé par lequel les contribuables financent les banques par le service de la dette et les services publics dont profitent les entreprises, tout en s’appauvrissant. Il faut se saisir collectivement de la question des paradis fiscaux pour que ce qui est légalisé ne le soit plus.
Quatrième de couverture

Quelle terre pour demain ?

MAj de la page : Dominique Bourg



La grande table par Olivia Gesbert
Quelle terre pour demain ?
avec Dominique Bourg, le 24 avril 2018

Notre civilisation est si matérialiste qu'elle détruit paradoxalement les bases matérielles de notre vie commune, ceci dans une indifférence quasi générale. Pourquoi en sommes-nous arrivés là ? Comment rendre compte de notre capacité de destruction sans égale ?
On tente de répondre à partir de l'époque qui nous échoit : celle de l'Anthropocène (qui marque les dommages irréversibles introduits dans l'environnement), celle aussi de l'envolée du numérique et d'un délitement parallèle et conjoint de nos démocraties. Ce parcours permet de dégager les racines spirituelles de la violence que nous nous infligeons à nous-mêmes comme à notre environnement.
Or la spiritualité est une donnée fondamentale de toute société, où se rejoignent un dépassement de soi et un certain rapport à la nature. Affirmer ceci, c'est découvrir que la pensée émane du monde, plus que d'un sujet isolé : l'esprit se voit libéré de sa frénésie transformatrice et s'ouvre à une forme de contemplation. Apparaît alors la promesse d'une autre civilisation, d'une nouvelle Terre.
auteur de : Une nouvelle Terre, Ed. Declée de Brower, 2018

Professeur ordinaire  à l'Université de Lausanne, Institut de géographie et durabilité (IGD), Faculté des géosciences et de l'environnement, depuis le 1er septembre 2006.
Source (et suite) du texte : UniL
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